LE TERROIR

L’appellation Margaux s’ étend sur 1 500 ha.
21 crus furent classés en 1855, rendant Margaux la plus prolifique des appellations communales médocaines.

Les vignes de château Durfort-Vivens sont cultivées sur 3 communes: Margaux, Cantenac et Soussans.

Comment définir leurs particularités ?
Quelle ligne directrice en fait l’identité des vins de Durfort-Vivens?

Entrent en jeu 4 données fondamentales à la définition d’un terroir :
Le sol, le climat, le choix des cépages, le travail des hommes.

Le sol
Constitué de croupes de graves profondes et pauvres, il est de ce fait parfaitement drainant, permettant l’enracinement profond de la plante et, par ricochet, la concentration du fruit.

Le climat
Du savant mélange des courants de l’ océan Atlantique et de la Gironde, il bénéficie de la vapeur d’eau et, protégé par la forêt des Landes, il est tempéré. Doux et humide, c’est un climat océanique permettant un maintien relatif des températures.

Les cépages
Parmi ceux autorisés à Margaux : Cabernet-Sauvignon, le cépage médocain par excellence occupant plus de la moitié des surfaces plantées apportant structure et potentiel de vieillissement; Merlot pour la rondeur et le velouté; Cabernet-Franc, arômes épicés et potentiel de vieillissement; Petit-Verdot pour donner un rien de vivacité; Cot et Carménère, peu usités - Durfort-Vivens est le fruit de l’assemblage de Cabernet-Sauvignon ( 41 %), Petit-Verdot ( 6 %) et Cabernet-Franc (2 %).

Le rôle des Hommes
Adaptation à l’environnement et régulière remise en question sont ici les maîtres mots, respectant la topographie, la pédologie, la vivance des cépages choisis. Ils sont le maillon qui donne une tendance quant à la nature du cru, en épousant tous les aspects de sa culture.

LA biodynamie

LA BIODYNAMIE

Digne héritier d’une famille de défenseurs du vignoble face aux modes de tous genres et respectueuse de la terre, à la fois puriste dans l’âme et attentif aux avancées de la recherche oenologique et technique, Gonzague Lurton s’applique à faire parler le terroir, dans un souci continu de préservation et de respect, tentant d’en tirer sa substantifique moëlle. Il fut l’un des premiers à pratiquer la lutte intégrée et en 2009, il opte pour la conversion progressive de la propriété en biodynamie. La certification par l’organisme DEMETER est obtenue en 2016.

 

Ici à Durfort-Vivens, on a depuis longtemps compris que la vigne fait le vin. D’où le respect et l’effort de préservation du sol et du sous-sol; grâce aux labours et à l’utilisation d’une fumure modérée, la vie microbiologique du sol est respectée, révélant par là même le terroir exceptionnel qui s’offre à nous.

 

Vinification / Elevage

Vinification

Rénové en 2012 par l’architecte Fabien Pédelaborde, le chai de vinification s’est considérablement agrandi ; les vins de château Durfort-Vivens sont vinifiés désormais en cuves bois et béton .

Le cuvier

Des raisins à la cuve, écrin d’une pépite d’or pourpre qui s’écoule et prend peu à peu forme au fil du temps, allié incontournable d’un grand vin, la philosophie d’une alliance symbiotique avec la matière vivante devenue bijou d’orfèvre trouve ici tout son sens...

Précision dans le choix des contenants, de leur volume à leur matière, bois ou béton, le vin ayant besoin d’un échange quasi charnel avec l’air ambiant.

 

Elevage

D’un process à l’autre, le fil rouge semble bien ici le respect de la matière...plante, fruit se muant , peu à peu, en jus puis nectar devenant, enfin, l’ embryon d’un grand cru...Etre vivant par excellence; il nait, grandit, évolue, passant de la jeunesse à l’adolescence puis à l’âge adulte dans un temps d’environ 18 mois...

Là, dans le silence des chais, le temps accomplit son œuvre...La cerise griotte se révèle un nectar à la pulpe soyeuse, le cassis devient ténébreux et la violette, quintessence des arômes caractéristiques de ce cru, s’ouvre en corolle laissant flotter, dans les papilles ouvertes aux sens les plus aigüs, un doux parfum de printemps...