21Mar 2014

Margaux 2013, Histoire d'un millésime

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Margaux 2013, Histoire d’un millésime
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21Mar 2014

Margaux 2013, History of a vintage

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19Aug 2013

Review of the 2013 Vintage



2013 - DEVIATIONS FROM THE AVERAGE MARGAUX WEATHER STATION


After a rather mild November, the winter phase of the 2013 vintage was characterized by well above average overall rainfall in our area, with a surplus of nearly 150mm up to bud-break. This rain was welcome as it ensured an optimal restoration of groundwater reserves, which is particularly important given the nature of the water resources in our gravelly soil, which is very well-drained and can lead to water stress, especially in young vines, when the groundwater is not adequately replenished.

January saw the start of a period of cool weather with well below average temperatures in Margaux that continued until the end June; temperatures for these first six months were an average of 1.6°C below normal. The most visible consequence was a very delayed start to the growth cycle and slow growth until the arrival of the summer season.

Flowering was thus delayed until mid-June. Fortunately there was no frost damage, despite the cold weather, mainly due to the late bud-break; however, there were periods of heavy rain in June, resulting in a risk of flower abortion and uneven grape size.


SUM OF THE AVERAGE DAILY TEMPERATURES ABOVE 10°C


The start of the growth cycle for the 2013 vintage was substantially delayed compared to the average for Margaux since 1996.

Bud-break began in mid-April, three weeks later than usual, but in very favourable conditions, in particular with temperatures nearly 2.5°C above average. It was therefore fast and uniform in all plots.

The three-week delay was still present at flowering, as a result of a particularly cold May. Flowering therefore started very late and suffered from the cold and rain. However, a return of maximum temperatures above 20°C in late June, and dry, windy conditions, were favourable for the end of the flowering period, which finally proved to be fairly fast and uniform, especially for the Cabernet Sauvignon, which flowered after the Merlot.

This warmer weather trend at the end June was confirmed in July with a profound change in the climate. Summer arrived very quickly, with sunshine and soaring temperatures. Storms struck at the end of July with nearly 47mm of rain in the last week but fortunately there was no damage.
The vine’s growth accelerated and the setting of the fruit benefited from these very favourable conditions.

The deviation from the average is gradually reducing and early August saw a return to values recorded in 2012.


At this stage, we are concerned by a high level of flower abortion in the Merlot that will not be compensated for by the generous quantities of bunches. But when the bunches close up we can ensure appropriate ventilation. This will without doubt be very beneficial in the context of later harvests and the resulting risk of botrytis. The Cabernet Sauvignon is faring better with just a few cases of uneven grape size, and good phenological uniformity in each plot.

Obviously the very damp weather in the spring increased the risk of downy mildew but this was offset by cooler temperatures and slow growth. Nonetheless, we have had to fight against outbreaks in the Merlot in the more humid areas. The fine summer weather and the ongoing vigilance of a biodynamic approach have enabled us to contain and even eradicate these attacks.




Press contact : Isabelle Farry
Mob: +33 (0)6 85 16 84 02
Fax: +33 (0)5 57 88 60 60

Email:isabellefarry@durfort-vivens.fr


19Aug 2013

Un point sur le millésime 2013




MILLÉSIME 2013 - ÉCARTS À LA MOYENNE STATION DE MARGAUX

Après un mois de novembre plutôt clément, la phase hivernale du millésime 2013 est marquée par une somme des précipitations très supérieure à la moyenne de notre secteur avec près de 150mm d’excédent jusqu’au débourrement. Ces pluies sont les bienvenues car elles assurent une recharge optimale des nappes phréatiques très importante compte tenu du fonctionnement hydrique de nos sols graveleux très drainants parfois stressants, en particulier pour les jeunes vignes quand les nappes ne sont pas bien rechargées.

A partir de janvier, la fraicheur s’installe avec des températures globales bien inférieures a la norme sur Margaux jusqu’a fin juin. Nous observons un déficit de 1,6 degrés en moyenne sur ces 6 premiers mois.

La floraison est donc retardée à mi-juin. Malgré le froid nous avons eu la chance d’éviter le gel, en particulier grâce à un débourrement tardif, mais les fortes précipitations de juin ne nous épargnent pas. Coulure et millerandage sont à craindre.


SOMME DES TEMPÉRATURES MOYENNES JOURNALIÈRES SUPÉRIEURES À 10 C°

Le millésime 2013 est très nettement en retard sur le début de son cycle par rapport à la moyenne depuis 1996 à Margaux.

Le débourrement a commencé mi-avril avec 3 semaines de retard sur la moyenne mais dans des conditions très favorables, en particulier avec des températures supérieures de près de 2,5°C à la moyenne. Il a ainsi été rapide et homogène sur chaque parcelle.

Le retard de 3 semaines n’a pas été rattrapé à la floraison d’autant que le mois de mai a été particulièrement froid. La fleur a donc commencé très tard et plutôt difficilement dans le froid et la pluie. Cependant un retour des températures maximales supérieures à 20°C fin juin avec un temps sec et venteux furent favorable à une fin de floraison finalement assez rapide et homogène au profit des cabernets qui ont fleuris après les merlots.

Cette tendance au réchauffement fin juin se confirme en juillet avec une nette inflexion des températures et un changement radical de climat. L’été s’installe brutalement avec ses journées caniculaires et ensoleillées. Les orages sévissent fin juillet avec près de 47mm de précipitations la dernière semaine mais heureusement sans dégâts.

La vigne accélère sa pousse et la nouaison profite de ces conditions très favorables. L’écart à la moyenne tend à se réduire et début août nous avons rattrapé les valeurs enregistrées en 2012.


A ce stade, nous déplorons une forte coulure dans les merlots que la généreuse sortie des grappes ne compensera pas. Mais à fermeture des grappes nous pouvons nous satisfaire d’une bonne aération de celle-ci. Cela sera certainement très profitable dans le cadre de vendanges plus tardives avec une pression du botrytis toujours à craindre dans ce cas. Les cabernets se présentent mieux avec peu de millerandage et une bonne homogénéité phénologique dans chaque parcelle.

Evidemment la forte humidité printanière a été favorable au mildiou mais compensée par des températures fraîches et une pousse lente. Nous avons tout de même du nous battre contre des piquages sur grappes dans les merlots sur zones plus humides. Les bonnes conditions estivales et la vigilance permanente que permet la biodynamie nous ont permis de contenir et même d’éradiquer ces attaques.

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Contact Presse : Isabelle Farry
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28May 2013

Une conversion totale à la biodynamie pour le millésime 2013


Margaux, le 28 mai 2013. Le Château Durfort-Vivens, Margaux, second grand cru classé en 1855, est en conversion totale à la Biodynamie à partir du millésime 2013.

Pour Gonzague Lurton, le vin se fait d’abord dans les vignes. En prenant les rênes du Château en 1992, il avait parfaitement conscience que l’héritage d’un terroir d’exception impose respect et engagement de préservation. Après avoir été l’un des pionniers bordelais de la lutte intégrée, déterminé à aller encore plus loin dans les équilibres entre la vigne et son environnement naturel, il lance en 2009 le château Durfort-Vivens dans l’aventure de la Biodynamie.

L’expérience commence sur 7 hectares de vignes et s’étend progressivement jusqu’à une conduite en biodynamie des deux tiers du vignoble pour le millésime 2012.

À partir du millésime 2013, Durfort-Vivens est en conversion totale à la biodynamie, sous le contrôle d’écocert (organisme international de contrôle et certification pour l’agriculture biologique). Les 55 hectares du vignoble sont exploités dans l’attente d’une certification en AB puis en Agriculture Biodynamique selon le référentiel Biodyvin dans les 3 ans (cahier des charges à respecter pour la conversion en biodynamie).

En choisissant cette méthode d’exploitation, Gonzague Lurton redonne un sens au travail du vigneron, du chauffeur de tracteur au maître de chais. Les équipes sont motivées et complètement associées à cette démarche. Chacun y prend goût et trouve sa place en constatant très vite les effets positifs sur le vignoble.

La vigne semble fière d’être là, à l’image des vignerons. Les sourires reviennent ainsi que les couleurs, la joie de découvrir la qualité des grappes. La vie coule dans les grains de raisin et les vins de Durfort développent une vibrante pureté.


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02Apr 2013

MARGAUX 2012 - History of a vintage

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Margaux 2011, History of a vintage
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02Apr 2013

MARGAUX 2012 - Histoire d'un millésime

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12Mar 2013

2012 Vintage at Château Durfort-Vivens

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12Mar 2013

Durfort-Vivens Primeur 2012

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11Mar 2013

Revue de Presse/Evénementiel 2011-2012

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12Apr 2012

Un guérisseur à Durfort-Vivens

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du Magazine Terre des Vins


10Apr 2012

Le château Durfort-Vivens fait appel au géobiologiste Emmanuel Labergère

Deuxième grand cru classé de Margaux, le château Durfort-Vivens accueille désormais le géobiologiste réputé Emmanuel Labergère, pour mieux diagnostiquer son terroir et ses vignes. Une démarche originale et complémentaire au travail d’excellence établi par Gonzague Lurton, le propriétaire de ce vignoble d’exception.


Gonzague Lurton, photo Dominique Roudy

Depuis qu’il est à la tête du château Durfort-Vivens, 2e grand cru classé de Margaux, Gonzague Lurton, n’a eu de cesse d’améliorer son vignoble de 55 hectares, et de moderniser l’exploitation. Quatrième génération de vignerons, ce passionné, par ailleurs président de l’appellation Margaux est depuis toujours soucieux du respect de l’environnement et adepte de la biodynamie, une méthode d’agriculture biologique. Cette démarche d’excellence et de recherche d’équilibre entre le terroir et la vigne a conduit Gonzague Lurton a prendre contact avec Emmanuel Labergère, un géobiologiste.

Proposer des idées nouvelles

Ce géobiologiste gersois communique avec le vivant. Ce ressenti empirique lui permet de déterminer la qualité, le potentiel du sol et de la plante et de proposer des solutions et des idées nouvelles pour restituer un équilibre à la vigne et lui permettre de produire son meilleur raisin.


Une harmonie bénéfique à l’élaboration du vin

Gonzague Lurton est persuadé des bienfaits de cette méthode complémentaire permettant d’avoir une connaissance encore plus intime de son terroir «tant au niveau de la santé de notre vignoble que de la qualité des vins » . Cette alliance réussie de la modernité et de la tradition illustre pleinement la philosophie du Château : «la recherche constante de l’équilibre entre la Vigne et le Terroir.» Une recherche d’harmonie bénéfique à l’élaboration d’un vin, symbole d’un terroir, celui de Durfort-Vivens et de son authenticité.


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31Mar 2012

Margaux 2011, History of a vintage

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31Mar 2012

Margaux 2011, Histoire d'un millésime

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22Nov 2011

The 2011 vintage at Chateau Durfort-Vivens

Weather conditions: A hot, dry year

The vines’ growth cycle began early in April, in summer-like conditions with high temperatures and very little rain. The bud-break and the start of growth of the branches was earlier than usual (by nearly two weeks) and very homogeneous, as was the formation of the bunches. At this stage, we were expecting a very early, generous harvest.

However, disaster struck on the 4 June, with a severe hailstorm that inflicted varying degrees of damage on many of the plots in the vineyard. When the grapes were eventually harvested, losses of between 15 and 80% were recorded depending on the area.

climatonb

The growth cycle was slowed by a cooler start to summer than we have seen in recent years but the harvests still began early on 9 September.

A period of heavy rain at the beginning of August enabled the vines’ metabolism to pick up again after being slowed down by the dryness. The start of the ripening came quickly and was more uniform than might have been expected, given that the flowering period had been long, despite the fine spring weather.

The hot, dry period that followed enabled ripening and the harvests to take place in excellent conditions.

Work in the vineyard: A busy summer

The extremely mild spring was not favourable for cryptogamic diseases (mildew and powdery mildew) and we were able to reduce the frequency of treatments in the vineyard, including on the 30% that is grown in accordance with biodynamic methods. On this score, 2011 was a record year with half the usual amount of treatments.

However, the canopy management required a lot of care and extra work, as the damage caused by the hail and the lack of rain caused considerable unevenness in the growth of the bunches.
We concentrated very early on the selection of bunches, removing not only the small under-ripe ones, as we do every year (the later ripening bunches that grow on the side shoots), but also all the bunches or parts of bunches that were lagging behind at véraison (the point at which the grapes start to ripen). This meticulous work meant that the grapes were uniformly ripe for the harvests.
The harvests: Changeover to small crates and the "cube"

In 2010 we introduced the general use of 400 kg containers on flat-bed trucks to reduce as much as possible any crushing of the harvest and production of juice during transport.
While we were satisfied with the improved quality resulting from this method, the unloading of the containers at the vat room was very inconvenient, and we wanted to find a way of automating it.

Given the substantial size of the containers, we were obliged to change to small crates to facilitate the handling of the harvest on its arrival at the vats.

cagettes
An automated, mobile system that also enabled the weighing and washing of each crate was custom-designed. This automation ensures complete traceability.

We thereby benefit from all the advantages of small crates without any of their inconveniences.

The system is combined with a downstream sorting table that we had previously used in the vineyard at the end of the rows.

cube
The other improvement that we have made at Durfort-Vivens this year concerns the method of removing the stalks from the grapes. It is difficult to "fine tune" traditional de-stemmers in relation to the harvest’s condition and degree of ripeness. They tend to generate a lot of juice and portions of grape stalks, complicating the sorting process.

We therefore decided to adopt the so called "cube" system that operates on the principle of the harvesting machine but on a fixed basis in the vat room (i.e. no impact on the vines compared to the machines). The bunches are subjected to vibrations for a period and at a frequency that can be modulated. The grapes and whole stalks fall onto the mechanical sorting system that then removes any irregularly sized grapes and the stalks. All that remains are the perfectly formed grapes that then arrive on a final sorting table to ensure that only the "caviar" goes into the vats.

Having already used mechanical sorting for previous harvests, we particularly appreciated the new de-stemmer, which avoids the production of any juice and substantially reduces green waste.

Ripening: An early year

The ripeness tests carried out at the time of picking for the past 11 years are given below for two of our reference plots (one Merlot and one Cabernet Sauvignon).


Note: ApH1 gives the total quantity of anthocyanins
ApH3.2 represents the proportion of these anthocyanins available by extraction
Mp (%) Polymerization index of seed tannins


Merlot plot on dry gravel


merlot

Cabernet Sauvignon plot on dry gravel


cabernet

Despite the slowing down in the vines’ growth at the start of the summer, the 2011 vintage finished ripening significantly early. In fact, apart from 2003, it was the earliest vintage for the last twenty years.
This earliness originated at the beginning of the growth cycle with the exceptionally hot, dry conditions in the spring while that of 2003 was due to the heat wave during the summer (i.e. at the end of the growth cycle).
Rather than an acceleration of ripening, we observed a much earlier start, with the véraison occurring approximately two weeks earlier than in recent years.
The graph below clearly illustrates the differences between 2003 and 2011. It should be noted that after the beginning of ripening, 2011’s temperature evolution was the same as that of 2005, and comparable, although earlier, to 2009 and 2010.


Sum of the average daily temperatures above 10°C


temp

The ripening of the grapes was therefore uniform over a classic period of time, preserving the sugars – acids and colour – tannins balance that we are used to achieving at our vineyard.

It should be mentioned that this earliness was welcome this year due to the considerable threat of botrytis. We could not have waited much longer in order to harvest certain plots when the grapes were fully ripe.

Vinification: Caution and control

After all the work in the vineyard, a great deal of care was also required at the vinification stage.

We carried out short, gentle extractions at low temperatures. The ripeness tests for 2011 show that it was not characterized by record seed maturity. Levels being high, it was important to extract at the beginning of fermentation rather than after fermentation (when there would be a risk of extracting too many hard tannins from the seeds).

Nevertheless, good levels of concentration of phenolic compounds and good pomace/juice ratios enabled fairly rich wines (high TPIs) to be obtained without over-extraction; the press wines also displayed excellent quality and will be useful at the blending stage.

Download Harvest newsletter 2011

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Discover the harvest 2011 in pictures

20Nov 2011

Bulletin Vendanges 2011 au Château Durfort-Vivens

bulletinvendanges2011

LE MILLESIME 2011 AU CHÂTEAU DURFORT-VIVENS

La climatologie : Une année chaude et sèche

Début avril, le démarrage du cycle végétatif de la vigne a été marqué par des conditions estivales avec de fortes chaleurs et un temps particulièrement sec. Le débourrement et le début de croissance des rameaux ont été précoces (près de 2 semaines d’avance) et très homogènes ainsi que la sortie des grappes. A ce stade, nous nous attendions à un millésime très précoce et plutôt généreux.

Malheureusement, le 4 juin, cette dynamique a été stoppée dans son élan par un fort orage de grêle qui a sinistré de nombreuses parcelles de notre vignoble avec des degrés d’intensité variables. Au moment des vendanges, les pertes constatées en volume variaient de 15 à 80% selon les zones.

climatonb

Le début d’été plus frais que ce que nous avions connu ces dernières années a réduit l’avance végétative mais les vendanges ont tout de même débutées dès le 09 septembre.

Un fort épisode pluvieux début août a permis de relancer le métabolisme de la vigne que la sècheresse avait ralenti. La véraison a démarré rapidement et fut plus régulière que ce que la floraison n’avait laissé présager par sa durée, malgré les belles conditions printanières.


Le temps chaud et sec qui a suivi permit une maturation et des vendanges dans de très bonnes conditions.

Le travail au vignoble : Un gros travail estival

Le printemps extrêmement clément n’a pas été propice aux maladies cryptogamiques (mildiou, oïdium) et nous avons pu ralentir les cadences de traitements y compris sur les 30% du vignoble conduits en biodynamie. A ce titre, 2011 se présente comme une année record avec 2 fois moins de traitements que d’habitude.

En revanche, les travaux en vert ont demandé une attention particulière, les dégâts occasionnés par la grêle ainsi que la sécheresse ayant induit une forte hétérogénéité de développement des grappes.

Nous nous sommes concentrés très tôt sur la sélection des grappes en supprimant non-seulement comme chaque année les reverdons (grappes des entre-cœurs, plus tardives) mais aussi toutes les grappes ou portions de grappe en retard à la véraison. Ce travail méticuleux nous a assuré une bonne homogénéité de maturité au moment des vendanges.

Les vendanges : le passage aux cagettes et au «cube»

En 2010, nous avions généralisé le transport de la vendange en bacs de 400 kg sur des camions plateau pour réduire au maximum la trituration de la vendange et la production de jus.

Bien que satisfaits du progrès qualitatif de ce process, la prise en charge des bacs au cuvier était très contraignante et nous avons voulu l’automatiser.

Compte-tenu des dimensions imposantes des bacs pour leur manipulation, le choix des cagettes s’est imposé dans le cadre d’une automatisation de la réception de vendange.

cagettes

Un système autonome et mobile intégrant le pesage et le lavage de chaque cagette a été conçu sur mesure. L’automate du système permet une traçabilité parfaite.

Nous bénéficions ainsi de tous les avantages de la cagette sans ses contraintes.

Ce dispositif est couplé en aval avec une table de tri que nous utilisions jusque-là au bout des rangs de vigne.


cube

L’autre nouveauté cette année à Durfort-Vivens réside dans le mode d’égrappage de la vendange. Les érafloirs classiques sont difficiles à régler finement en fonction de l’état de la vendange et du niveau de maturité. Ils ont tendance à générer beaucoup de jus et de portions de rafles rendant compliqué le tri sur raisins.

Nous avons donc choisi le système dit « le cube » qui fonctionne sur le principe de la machine à vendanger mais en fixe au cuvier (pas d’atteinte à l’intégrité de la vigne si l’on compare aux machines). Les grappes sont soumises à des vibrations pendant un temps et avec une fréquence ajustables. Les raisins et les rafles entières tombent sur le système de tri mécanique qui élimine les graines millerandées et les rafles. Restent les « billes » qui finissent sur une dernière table de tri pour peaufiner le travail et encuver du « caviar ».

Ayant déjà lors des précédentes récoltes le système de tri mécanique, nous avons particulièrement apprécié l’apport du nouvel érafloir qui évite toute génération de jus et réduit très sensiblement les déchets verts.


Maturité : Une année précoce

Les contrôles de maturité au moment du ramassage sur les 11 dernières années sont décrits ci-dessous pour deux de nos parcelles de référence (un merlot, un cabernet sauvignon).

Note : ApH1 traduit la quantité totale d’anthocyanes

ApH3,2 représente la part disponible de ces anthocyanes par extraction

Mp (%) Indice de polymérisation des tanins de pépins

Parcelle de Merlot sur Graves sèches

merlot

Parcelle de Cabernet sauvignon sur Graves sèches


cabernet

Malgré le ralentissement du cycle végétatif de la vigne en début d’été, la précocité du millésime 2011 reste significative en fin de maturation. Il s’agit en effet, après le 2003, du millésime le plus précoce de ces vingt dernières années.

Cette avance trouve son origine en début de cycle végétatif avec des conditions climatiques exceptionnellement chaudes et sèches au printemps alors que la précocité de 2003 s’explique par les conditions estivales (fin de cycle) caniculaires.

Plutôt qu’une accélération de la maturation, nous avons observé un décalage de celle-ci avec un début de véraison environ 2 semaines plus tôt que ces dernières années.

Le graphique ci-dessous illustre bien les différences entre 2003 et 2011. Il est à noté qu’à partir de la véraison, le millésime 2011 a suivi une évolution thermique identique à 2005 et comparable bien que plus précoce à 2009 et 2010.


Somme des températures moyennes journalières supérieures à 10°C :

temp

La maturation des raisins a donc été régulière sur une durée classique préservant les équilibres sucres – acides et couleur – tanins que nous sommes habitués à obtenir sur notre vignoble.

Il faut souligner que cette précocité était la bienvenue cette année compte tenu de la pression sensible du botrytis. Certaines parcelles n’auraient pas pu attendre beaucoup plus longtemps pour être vendangées à maturité.


Les vinifications : Prudence et maîtrise

Si le travail à la vigne a été important, la conduite des vinifications a, elle aussi, demandé beaucoup de doigté.

Nous avons conduit des extractions courtes et douces, à températures basses. Les contrôles de maturité montrent que 2011 ne se caractérisait pas par une maturité des pépins record. Les degrés étant élevés, il était important d’extraire en début de fermentation plutôt qu’en post fermentaire (risque d’extraire des tanins de pépins durs).

Cependant, les bons niveaux de concentration en composés phénoliques ainsi que les bons rapports marc/jus ont permis d’obtenir des vins plutôt riches (IPT élevés) sans trop extraire, d’autant que les vins de presse se montrent très qualitatifs et seront utiles aux assemblages.


Téléchargez le pdf du Bulletin 2011

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Découvrir les photos des vendanges 2011

28Nov 2010

Les vendanges 2010 à DURFORT-VIVENS - Bulletin n°2


Dans le « bulletin n°1 », nous vous avions décrit les potentialités du 2010 en comparant les données climatiques et de maturation des raisins avec des millésimes de référence que sont 2000, 2005 et 2009.

Avec ce nouveau bulletin, vous allez suivre au jour le jour le déroulement de nos vendanges et des vinifications.

Et maintenant que nous avons une vue d’ensemble sur ce millésime 2010, nous avons souhaité partager avec vous nos premières impressions sur les vins produits cette année.

Le déroulement des vendanges :

Les vendanges se sont étalées sur une période record de 21 jours avec 12 jours effectifs de récolte. Cela témoigne de conditions idéales en ce sens que nous avons pu prendre notre temps et ramasser chaque parcelle à son pic de maturité afin d’exploiter totalement les potentiels très élevés que révélaient les contrôles avant récolte (comparaison à 200, 2005 et 2009 dans le précédent bulletin).
Les nuits très fraîches (courbe des températures minimales) et le temps sec ont bloqué l’apparition du botrytis. Les journées chaudes (courbe des températures maximales) et ensoleillées ont favorisé la fin de la maturation et la dégradation des pellicules, assurant une très bonne extractibilité en cuve.


A partir de cette année, nous avons opté pour un transport de la vendange en bacs alimentaires alimentés directement au bout de la table de tri dans la vigne et transporté par camion.
Grâce à ce système, les grappes arrivent intactes au cuvier favorisant une très bonne qualité d’éraflage.
Nous avons mesuré jusqu’à 5 fois moins de jus à l’arrivée au cuvier avec ce dispositif qu’avec une remorque tirée par un tracteurs.
Nous avons amélioré la vitesse de rotation entre le cuvier et la vigne et bénéficié de beaucoup plus de souplesse dans l’alimentation de la réception de vendange et dans l’encuvage.



Les vinifications :

Dans le précédent bulletin, nous vous avions présenté les niveaux de maturité atteints fin septembre sur deux parcelles de référence. Le tableau ci-dessous reprend ces valeurs.




Ci-dessous, les analyses en cuve des moûts après homogénéisation et des vins à l’écoulage pour ces deux parcelles.

Pour les Merlots comme pour les Cabernets, les valeurs en cuve confirment les potentiels observés dans les parcelles et vont même au-delà en ce qui concerne les sucres et les IPT (forte fermentescibilité des sucres et très bonne extractibilité des composés phénoliques).
Nous pouvions craindre des niveaux d’alcool excessifs mais en fin de macération, les équilibres alcool / acide / tanins sont préservés par une augmentation de l’AT et des IPT élevées.

Les premières dégustations :


A ce stade (vins écoulés et fermentations malo-lactiques le plus souvent terminées), la dégustation des différentes cuves dévoile une expression très marquée des différents types de sols et des ages des vignes. La sécheresse qui a caractérisé ce millésime a rendu déterminante la qualité de la régulation en eau des vignes au niveau racinaire. Les grands terroirs et les vignes à bon enracinement ont produit des vins riches, puissants avec une expression aromatique intense et complexe. Les plus jeunes vignes et les terroirs plus sableux ont davantage souffert avec parfois des blocages qui nous ont poussés à conduire des vinifications plus douces afin de préserver fraîcheur et fruité.

Gonzague Lurton & Jérôme Héranval
Téléchargez le Bulletin Vendanges N°2

Quelques photos des vendanges :












































































03Oct 2010

The 2010 harvest at Durfort-Vivens - Newsletter n°1


The idea of these "2010 harvest newsletters" is to share information on a day to day basis on the ripening of the grapes, the harvests and the making of the wines. In this first newsletter, we present a weather report for the year (from the Margaux weather station) and the current degrees of ripeness of the grapes, just before the harvests.

As a reference, we have compared this data to the most recent great vintages, i.e. 2000, 2005 and 2009.

Rainfall :

Heavy rain during the winter substantially recharged groundwater reserves. As a result, the exceptionally dry summer, on a par with 2005, did not stress the vines or affect their rate of growth

Temperatures :



The unusually warm spring in 2005 explains the difference in the above curves, making the growth cycle particularly early that year. In 2010, temperatures have been more typical, with the curve closely following those for 2000 and 2009.
The very cool nights from the end of August ensured long, even ripening and healthy grapes.


Degreee of ripeness :
Here are the comparative degrees of ripeness in terms of sugar, acidity and phenolic compounds (Glories method) for two of our reference plots.





For both the Merlot and the Cabernet Sauvignon, sugar, acidity and phenolic indicators of ripeness are at the same or higher levels than the great vintages of earlier years.

The Harvest :

Volume estimates are always difficult but we can certainly say that yields for the Merlot will be below average due to coulure (failure of the fruit to set). Cabernet Sauvignon yields look likely to be comparable to those of the reference vintages.
The weather forecast for the next few days is very favourable. We will start picking the Merlot tomorrow and will report to you again in two weeks with an update on the 2010 harvests at Durfort-Vivens.
Gonzague LURTON

Download the Newsletter n°1

29Sep 2010

Les vendanges 2010 à DURFORT-VIVENS - Bulletin n°1


Avec ces « bulletin vendanges 2010 » nous avons souhaité vous faire partager des informations au jour le jour sur le déroulement de la maturité, des vendanges et des vinifications sur la propriété. Dans ce premier bulletin, nous vous présentons les caractéristiques climatiques de cette année (station météo de Margaux) ainsi que les niveaux de maturité des raisins atteints à ce jour, veille des vendanges.

Comme référence, nous avons choisi de comparer ces données à celles des derniers grands millésimes, à savoir 2000, 2005 et 2009.

Les précipitations :

Les pluies hivernales ont permis une très bonne recharge des nappes phréatiques. Ainsi, le déficit hydrique estival, aussi marqué qu’en 2005, n’a induit ni stress ni blocage au niveau des vignes.

Les températures :



Le printemps exceptionnellement chaud en 2005 explique le décalage des courbes du graphique ci-dessus, faisant de 2005 une année particulièrement précoce. Avec 2010, nous observons une évolution plus classique des températures, presque parfaitement callée sur 2000 et 2009.
Les nuits très fraîches depuis fin août assurent une maturation longue et régulière et garantissent un bon état sanitaire.

Les niveaux de maturité :
Voici les niveaux comparés de maturité technologique et phénolique (méthode Glories) sur deux de nos parcelles de référence.




Tant pour les merlots que pour les cabernets-sauvignons, maturités technologique et phénolique sont au niveau voir supérieurs à celles des grands millésimes précédents.

La récolte :

Les estimations de volumes sont toujours délicates mais nous pouvons d’ors et déjà dire que les rendements sur les merlots seront inférieurs à la moyenne du fait de la coulure. Les cabernets-sauvignon sont sur des bases comparables à celles des millésimes de référence.
Les prévisions météorologiques pour les jours prochains sont très favorables. Nous commencerons demain à ramasser les merlots et vous donnons rendez-vous dans deux semaines pour un nouveau point sur les vendanges 2010 à Durfort-Vivens.

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06Feb 2010

Découvrez la nouvelle étiquette du Château Durfort-Vivens

Le château DURFORT-VIVENS doit son nom aux Durfort de Duras, puissante famille du sud-ouest qui s’installe à Margaux au XIVe siècle. En 1824, le Vicomte de Vivens ajoute son nom à celui de Durfort. La renommée du domaine est à son apogée : le millésime 1844 est vendu plus cher que tous les Seconds Crus de l’appellation Margaux.

La qualité du vin de Durfort est appréciée dès la fin du XVIIIe siècle. L’ambassadeur en France et futur président des Etats-Unis Thomas Jefferson, le place dans ses passionnants carnets de voyage aussitôt après Lafite, Latour et Margaux. Le classement de 1855 confirmera l’opinion de ce fin connaisseur en lui attribuant le rang de Second Cru Classé.

En 1937, le cru est repris par la société du Château Margaux dont la famille Lurton est alors le principal actionnaire. En 1961 Lucien Lurton, passionné et grand défenseur des terroirs vinicoles, acquiert et restaure ce vignoble d’exception.